MAIRIE
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Le lavoir de Bouleurs | L'église de Bouleurs | Les trompes l'Oeil |

Le lavoir de Bouleurs

La construction de ce lavoir fut mise en « adjudication au rabais » le 15 avril 1863 par la commune suivant le projet dressé par M. SAVARD, architecte à Meaux, lesquels travaux avaient été évalués à la somme de 6 493,51 francs (y compris les honoraires de l’architecte) et une somme de 285 francs à valoir pour les travaux imprévus . Ce fut l’entreprise DUMESNIL de Crécy qui en obtint la construction le 3 mai 1863.

Pour le réaliser, la commune a du se rendre acquéreur de 23 petites parcelles (formant une surface totale de 40,55 ares) pour un montant total de 729,90 francs. Le prix de l’are (100 m²) en 1861 est de 18 francs. Il est de forme semi-circulaire, avec ses arcades cintrées soulignées par des briques rouges ; le toit, en ardoise, à une pente s’incline très bas au – dessus de l’eau et repose sur des piliers en fonte; le bassin a la même forme semi-circulaire, une sorte de douve l’entoure, alimenté par le ru Bouton. Les barres à linge étaient placées à l’extérieur de l’autre côté du canal-douve.

On relève dans les 21 pages du mémoire des travaux exécutés les appellations suivantes :


  • Pierres de taille de roche
.
  • Ciment de Belgique
.
  • Ciment romain
.
  • Pierre franche de Brouvilliers pour les cintres des baies
  • Couronnement des murs droit et circulaire par la même pierre de Brouvilliers

  • Construction de maçonnerie en chaux hydraulique de merteers et table de marne

  • Fourniture de 11 rosaces en plâtre ton pierre du dit ravalement
.
  • Meulière de Nanteuil


On peut y retrouver aussi tous les détails de la plomberie, de la serrurerie et des plus values demandées malgré une rédaction manuscrite assez difficile à relire.

Le lavoir a coûté en fait 9 187,03 francs au total avec les travaux supplémentaires et plus-values.
Lors de sa construction, la solidité et l’esthétique ont été recherchées. Cet équipement a revêtu pour l’époque une grande importance.

L'église de Bouleurs

L’Eglise de Bouleurs, dédiée à Sainte Marie Madeleine, date de 1153. Elle comprend trois nefs et possède deux vitraux du 16ème siècle dont un classé.

Visite de l’église
Après avoir passé la lourde porte du pignon Ouest, vous entrez dans la nef centrale de l’église. Ce vaisseau est constitué d’une succession de six voûtes gothiques, dites à croisées d’ogives, se terminant, à l’Est (en direction de Jérusalem) par un chevet à trois pans, cerné de hautes boiseries en chêne ouvragé du XVIIIe siècle. Là se dresse le Maître autel. De part et d’autre de cette nef, au Nord et au Sud, un bas-côté étroit et de moindre hauteur, accueille respectivement les autels dédiés à la Vierge et à Sainte Thérèse de Lisieux.
La fonction de ces bas-côtés, tout en offrant des espaces d’accueil complémentaires à la nef, permet d’assurer la stabilité de l’édifice en reprenant dans la hauteur des combles, les poussées engendrées par les voûtes centrales. Une différence de structure est a remarquer.


Les trois premières travées Ouest plus basses que les suivantes, sont séparées entre nef et bas-côtés par des piliers massifs. A la suite, les travées sont plus hautes et les voûtes reposent sur des colonnes plus fines. A l’appui des arcs des voûtes sur les murs ou colonnes, découvrez les sculptures des chapiteaux. Toutes différentes. Les décors végétaux permettent de dater la partie la plus ancienne de l’édifice du XIIIe siècle. Les clés des voûtes ont toutes été vandalisées au fil des conflits (guerres de religion entre catholiques et protestants, révolutions) sans doute représentaient-elles quelques armoiries ou blasons... Au dessus du Maître autel, portez votre regard sur la partie inférieure du vitrail central. Il date du XVI° siècle, et représente saint Jean devant l’empereur romain Domitien. Les vitraux latéraux du début XXe siècle représentent : au Nord-Est : saint Vincent (patron des vignerons) ; de nombreuses vignes étaient encore présentes jusqu’aux années 1950. au Sud-Est : saint Eloy (patron des maréchaux-ferrants et des laboureurs) Le tableau du retable représente sainte Marie-Madeleine au pied de la Croix. Madeleine ou Marie la Magdalénienne étant la première patronne de cette église (vous la retrouverez dans une facture plus récente, sur la toile près des fonts-baptismaux). Le second patron de cette église est saint Maur (premier disciple de saint Benoit VIe siècle). Vers votre gauche, au Nord, au dessus de l’autel de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (Thérèse de Lisieux) des peintures représentant saint Benoit et saint Bernard ont été réalisées par un peintre amateur au milieu du XXe siècle, aux portraits d’habitants de Bouleurs. Sans doute que saint Maur, dont la statue est proche, a été “détrôné” de l’autel par sainte Thérèse qui a été (depuis sa mort en 1897) et reste aujourd’hui très présente au cœur des chrétiens. Elle a été déclarée “Docteur de l’Église” en 1997. L’icône peinte sur la porte du tabernacle est signée : Coat JC 1955.

En revenant par le bas-côté Nord, vous pourrez découvrir :

  • le confessionnal de style baroque (XVIIIe siècle)
  • les planches gravées du Chemin de Croix œuvre de Vizat (début XX siècle)
  • les remaniages apportées entre les 3ème et 4ème travées où des naissances d’arcs d’ogives s’arrêtent sur un mur à l’élargissement du bas-côté.
  • l’assise des piliers qui repose directement sur la roche affleurante (2 dernières travées)
  • les visages finement sculptés à la base des nervures de l’arc de la dernière voûte (en angle Nord-Ouest)

Poursuivez votre visite par le bas-côté Sud. A proximité de la pierre massive des fonts-baptismaux, vous verrez une statue de Vierge du sculpteur Arnold (ayant habité Bouleurs et auteur du monument aux Morts, devant la Mairie. Au centre du bas-côté Sud, passez sous la voûte à clé annulaire du clocher. Ce dernier abrite deux cloches : l’une de 1 200 kg baptisée Andrée-Caroline-Thérèse, l’autre de 700 kg baptisée Marie-Madeleine. Une horloge mécanique sonne les heures. Chaque semaine, en haut des 30 marches qui permettent d’accéder au dessus de la voûte, 480 tours de manivelle sont nécessaires au remontage des contrepoids. Remarquez en angle du pilier sous clocher (côté autel de la Vierge) le discret chapiteau au décor cistercien (que l’on retrouve dans les abbayes du XIIe siècle où les moines, à la suite de saint Bernard vivaient dans le respect des principes les plus rigoureux de la Règle de saint Benoit)... La Vierge qui surplombe l’autel dédié, est représentée avec un Jésus, enfant, debout sur “l’univers".

Les trompes l'Oeil

Le premier à être réalisé l’a été en 2002 rue du Mont, sur un transformateur ; il a, depuis, toujours été respecté.
Un deuxième transformateur d’une taille très importante, avait été installé à coté du presbytère pour renforcer le réseau électrique basse tension dans la commune, et devait recevoir une couverture simulant un toit en tuile comme cela se fait d’habitude. M. Gaillot, Président du S.I.D.E.R., a été sensible à notre souhait d’intégration de cet équipement dans son environnement par une œuvre artistique, et pris en charge cette réalisation à hauteur du coût d’une toiture.
Ce trompe-l’œil est l’œuvre de Mme Céliane DEBRAY, artiste adhérent à l’Association « La clé de voûte ».

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